ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

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Modérateurs: Delphine, Claire

ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 20 Déc 2012 16:49

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Nouvelle page spéciale

« Compte rendu détaillé
du concert de PHILIPPE DAUGA (BIJOU SVP)
& ALAIN CHENNEVIÈRE
& Friends (ENZO IANNUZZI, FRANCK BALLIER, TONY GRIECO

le 8 novembre 2012
à la VELVET GALERIE »


en ligne sur ce lien (à copier-coller) :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/PHI ... ndu-.-.htm



• Ci-dessous lors des répétitions :



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PHILIPPE DAUGA (BIJOU SVP)

& ALAIN CHENNEVIÈRE
& Friends

(FRANCK BALLIER,
ENZO IANNUZZI,
TONY GRIECO)



Jeudi 8 novembre 2012

à la Velvet Galerie (Paris 6e)


lors du vernissage de l’exposition photo
“ABOUT ROCK MUSIC” de TONY FRANK :




De 19h55 à 20h55, Philippe Dauga et ses amis délivrent 
ce soir un concert géant — au niveau musical, humain et artistique — et super chaud de pur rock’n’roll. Le lieu
est exigu (trente mètres carrés ?) mais, du coup, très chaleureux car bondé de personnes 100 % intéressées 
par les photos de Tony Frank et la musique électrique. Pas de m'as-tu-vu et de “je suis là pour me montrer”.

« Bonsoir ! Bravo et merci d’être venu, s’élance Dauga. 
Ça doit faire plaisir à Tony Frank qui est quand même la vedette de la soirée. » À la caisse claire : Franck Ballier, « tambour majeur » (© Dauga), qui a joué dans Bijou SVP de 2004 à 2010 et vient prêter main forte à son pote Philippe.

À la guitare : Enzo Iannuzzi. « Ce guitariste de 17 ans 
trois quart vient d’arriver à mes côtés depuis un mois, 
on a répété trois fois mais vous allez voir que ça le fait. 
Je tiens à remercier beaucoup de monde que je connais ici, dont mon ami Philippe Fromentin avec qui on a fait cette expo. C’est un grand mec. Il a fait ce qu’il fallait pour Tony. 


Je salue aussi celui qui est, je dirais, le plus ancien 
— je n’ose pas dire l’âge parce que ce n’est pas la peine. Mais en tout cas, Hugues Aufray est là ! Ça me fait chaud au cœur, on a été bercé par beaucoup de ses chansons dans ma jeunesse. Jean-William Thoury a dû faire quelque interview de vous, Hugues ? (« Non, jamais », dit JWT). Jamais ? C'est un journaliste de Rock & Folk, Juke Box Magazine, j’en passe et des meilleurs. Ben écoute, ça se fera sûrement.
En tout cas, bravo Hugues pour la carrière exemplaire. Car à un moment, il me semble que pendant une grosse période, plus ne le prenait à la télé (sourire). En tout cas, il n’a pas lâché le morceau. 

On va commencer par un morceau de Bijou, écrit en 1976 par Jean-William Thoury qui est là devant moi. Il a été le parolier, le manager de Bijou et a représenté encore beaucoup plus que cela. »

Ça démarre donc avec le trépidant “Troisième guerre mondiale”. « Une basse, une batterie, une guitare » (comme le dit la chanson “Rock de France” de Bijou SVP 2009) et ça cognera sec’n’roll comme cela pendant tout le concert. Tous les morceaux seront joués de façon brillante, avec une méga patate.

Le son massif de basse de Copain Dauga dès qu’il tapote sa basse, c’est dément. C’est tout le contraire des slaps 
de basse (le top de la ringardise). C’est un son… à la Dauga ! Quelque chose d’implacable, de totalement 
“1 2 3 4 carré” en diable (et ce soir, il ne cassera aucune corde). Tous les morceaux seront brillamment joués, de manière rafraîchissante.

« 1976, toujours, on faisait des choses un peu hors normes, on traitait de thèmes inhabituels pour l’époque : voici 
“C’est un animal”, un texte écrit par Jean-William et qui parle de la prostitution. Hommage à Thoury ! » Et hop, 
rock intense medium à la Ronnie Bird et qui repose 
sur la basse nerveuse du Dauga.

« Le texte du prochain titre, “Les rockers de droite”, 
a été écrit par Didier Wampas. Ça m’étonne pas de lui 
mais j’en fais mon affaire (sourire rieur). » De sa voix claire et enthousiaste, Dauga chante ce speed rock frankmargerinesque, secondé par ses amis. Il s’éclate 
tel un teenager aux “Rock’n’roll Friday” 2005/2008 
du Gibus et du Tryptique.

« La chanson suivante, je la dédie à celui qui, ici, est sans doute son plus gros fan : Hugues Aufray. Il s’agit d’un morceau de Bob Dylan interprété en français par le groupe Fairport Convention dont le titre original est, Jean-William va nous le dire (— « “If You Gotta Go, Go Now” », souffle JWT), voilà ! Et on l’avait reprise avec Bijou : “Si tu dois partir” ! » Passée à travers le francophile filtre de Bijou, cette folk baba pop music song devient un rock électrisé 
à la française

Dauga pointe du doigt l’anthologique photo (apposée au mur et sous verre) de Bijou entourant Serge Gainsbourg, tous en costards de scène, prise en 1979 dans les coulisses de Mogador : « Sur cette photo, moi je suis à gauche, il y a quelqu’un qui a beaucoup compté : Serge Gainsbourg. Avec Bijou, on a repris un titre de lui qui s’appelle “Les papillons noirs”. »

Franck, Enzo et Philippe livrent une fantastique version bon esprit desdits “Papillons noirs”. Quelle joie d’assister à l’interprétation live, à un mètre des protagonistes, de ce classique de la chanson devenu classique du rock et roll d’ici par celui qui (avec Dynamite Yan et Vincent Palmer) a fait redécouvrir ce morceau à la France électrique. Vers la fin du morceau, les spectateurs chantent à plein cœur les mots « Un papillon noir ! Un papillon noir ! Un papillon noir ! ».

« Toutes ces photos autour, ça me fait tout drôle. Car ce sont des groupes, des artistes qui ont été très importants pour moi. Ça a été en quelque sorte mon compagnonnage, vous voyez ce que je veux dire ? Surtout les Who, les Stones. » Le power trio aux bonnes vibrations positives envoie le “Rock à la radio”, « même si on n’en entend plus beaucoup actuellement (de rock à la radio, ND FG) ».

« Ah oui ! Maintenant un instrumental, me dit Enzo, pour reposer ma voix afin de récupérer un peu : “Les cavaliers du ciel”. » Sur cette version des “Cavaliers du ciel”, le son de guitare est moins brouillon, plus agréabe, que celui entendu sur ce même titre les 30 mars et 21 juin 2011 lors de la prestation de Bijou SVP au Café des Beaux-Arts.

« Un dernier morceau (« Oooh », © le public), non mais parce que après, on a des invités. Voici “La fille du père Noël” ! » Comme à chaque fois sur cette reprise, c’est le running gag assuré : Dauga s’emmêle dans les paroles, prenant deux vers du deuxième couplet pour les mettre dans le premier, etc. (c’est aussi le cas sur “Si tu dois partir”). Et ça l’effectue toujours autant parce que c’est involontaire, spontané, chanté avec cœur et de toute sa wild soul’n’roll voice (comme chaque titre qu’il interprète).

« Maintenant, j’accueille, vous les avez reconnus, on n’a pas besoin de les présenter, non ? Ah, il est comme moi, Alain, il n’aime pas trop ça, les présentations. Voici Alain Chennevière au chant, et Tony Grieco à la guitare. »

Alain Chennevière est sans aucun doute l’artiste français le plus à l’aise lorsqu’il s’agit de reprendre des standards en anglais des années 1950/1960 avec une diction, un accent et un feeling irréprochables (1). Rock’n’roll, rhythm’n’blues, doo-wop ou gospel, cet homme sait tout faire.

Donc, là, hop, simple formalité et pourtant totale éclate de sa part (avec plein de gestuelles des mains et tout) comme pour le public, il chante “No Particular Place To Go” de Chuck Berry. De façon bien mieux, d’ailleurs, que lorsque Eddy Mitchell chante “À crédit et en stéréo”.

« On va calmer le jeu », dit Alain, tandis que Tony entame le riff aiguisé de “Little Sister”, un titre très légèrement plus lent (à peine) que les deux hits du Chuck lors de ce set mais tout aussi électrique. Franck et Tony assurent à fond. Mention spéciale pour le break batterie/guitare avant chaque refrain.

« Encore un petit Chuck ? On joue pas souvent des titres de Chuck, ces jours-ci. Autour de nous, il y a des supers photos de Tony Frank. Parmi celles-ci, si je devais partir avec l’une d’entre elles sans que ça se sache, hé hé, ça serait celle-là, la première à l’entrée » : Alain désigne une photo format horizontal de Chuck Berry sur scène à l’Olympia en 1966. Il embraye sur un furieux “Sweet Little Rock’n’Roller”, se délestant de son blouson de cuir noir, empoignant le micro de nouveau. Les “doomdoomdoomdoom” de la basse vibrent à toute allure.

« La prochaine, je vais la dédier à Christian, présent ce soir, car elle a été écrite et chantée par quelqu’un qu’il a bien connu. » Résonne alors une intro ressemblant à… bon sang, mais c’est bien sûr : “Brand New Cadillac”. Sur ce titre, Alain adopte volontairement, clin d’œil aux initiés (il n’y a que ça ce soir dans la salle), une gestuelle à la Vince Taylor : déhanché, bras croisé au-dessus de la tête pendant trois secondes le temps d’un solo de Tony, etc.

Sur les mots « Com’on baby! », avec son bras, il adresse un salut à Laura Mayne, présente dans l'assistance. Et sur le vers final répété quatre ou cinq fois, il improvise une diction syncopée robotique limite Kraftwerk rockab’ : « She ain’t never comin’ ba’ ba’ bac’ bac’ bac’ back! »

Sur l’un de ces quatre titres, notre adepte de la précision spontanée du jeu de scène donnera aussi un petit et soigné coup de pied dans le pied de micro, comme Johnny Hallyday. Dauga (basse uniquement, pas de chœurs), Franck et Tony délivrent un écrin improvisé et nickel chrome pour le chant perfect, volant dans les airs, d’Alain.

Alain s’éclipse pour laisser Dauga, Tony et Franck s’approprier de façon cinglante “Peter Gunn”, dans un son aigu percutant proche de la version de “Last Night” par Pura Vida 1977 (alias Bijou), sur la compilation “Les plus grands succès du punk”.

Enfin, sous les yeux d’un Frank Margerin aux anges car ultra méga fan des groupes français des années 1960, le trio reprend “Il revient” (“Say Mama” de Gene Vincent en version française et masculine). « Wohouwohouwo wohouwohouwo Houwohouwo ! »

Juste après, Copain Dauga discute bien volontiers avec les uns et les autres : Valli, etc. Posant en photo avec deux admirateurs, il leur dit à propos de ce concert : 
« Belle leçon de jeunesse (franc sourire) ! On lâche pas 
le morceau. On va revenir jouer à Paris. »

François Guibert


(19 décembre 2012)


N.B. : Également présents dans le public, Vic Laurens 
(Vic Laurens !) des Vautours, Long Chris (Long Chris !! — le plus grand parolier de Jean-Phi’ Smet, après Manou Roblin des “Rocks les plus terribles”), Mac Telliam 
(ingénieur du son Bijou 1977/1982 et du spectacle 
“Mon BB” de Marie France en 2009), Marc Loy, 
Pierre Mikaïloff, Domnique Tarlé, Patrice Gaulupeau (réalisateur de “Hallyday par Johnny”, documentaire 
de cinq heures diffusé sur Canal Plus en 2000, et caméraman attitré de Johnny dans les années 1990), 
Rémi Bouet (président de “Limited access”, le fan club officiel de Hallyday).

(1) : D'ailleurs, anecdote, estomaqué par l’aisance 
vocale de son ami Chennevière, Niki Demiller, 
alors qu’ils étaient en plein duo (“Une décision”) 
lors d’un concert des Stevensons à l’Angora 
au printemps 2012 avait sorti spontanément, 
entre deux vers, un « Il est trop fort ! » admiratif.


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Dernière édition par GUIBERT FRANCOIS le 24 Fév 2013 18:30, édité 1 fois.
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Re: DAUGA & ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rend

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 31 Déc 2012 15:58

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Nouvelle page spéciale
(mise en ligne le 31 décembre 2012)

« Long compte rendu détaillé du concert
d'ALAIN CHENNEVIÈRE & LES STEVENSONS
le 11 octobre 2012 sur LA PENICHE MARCOUNET (Paris) »

en ligne sur ce lien :
http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHE ... ndu-.-.htm


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ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Jeudi 11 octobre 2012 sur la péniche Le Marcounet (Paris) :


21h50 : « Bonsoir. Je m’appelle Alain Chennevière. Eux, ce sont les Stevensons. Merci d’être venus, d’avoir bravé la pluie. »
Et c’est parti pour une heure trente (jusqu’à 23h25) de voyage. Destination : le pays de la country, du rock’n’roll, de la chanson hillbillysée aux racines américaines mais aux textes en français (hormis les reprises au rappel).
Alain Chennevière & les Stevensons n’ont dans leur public pas uniquement des rockabilly men (il y en a mais pas que, loin de là). Il y a des fans de Pow Wow, de tous âges, pas mal de « jolies filles » (© Alain Chennevière on stage, 11 octobre 2012), de personnes qui aiment la bonne musique mais qui ne s’y connaissent a priori pas forcément spécialement dans l’univers 50s, etc.

En plus, le fait que les chansons soient en français, tout le monde comprend direct le sens des textes, phrases et mots. Ça parle à chacun et chacune. La portée de ces chansons ne se limite pas du tout du tout au cercle — un peu fermé quand même, avec tout un code et un attirail physiques et mentaux à avoir — rockabilly.

« Oh, je m’en vais d’une histoire à l’autre / Comme les tous premiers apôtres / Mais je ne trouve sur mon chemin / Que déceptions, larmes et chagrins » : tels sont les premiers vers qu’Alain chante. Avec comme à chaque fois toute sa soul power vocale. Les textes sont souvent nostalgiques. Attention : pas du tout dans le sens “c’était mieux avant” mais dans un état d’esprit “à la recherche de paradis perdus et enchantés”. Et toujours une énergie indéfectible, positive.

« On n’a pas joué depuis le 17 juillet (concert à l’Angora). Et je suis content de revoir à nos côtés Raphaël Maillet (qui avait joué au sein des Stevensons le 23 novembre 2011 aux Trois Baudets, ND FG), au violon et à la mandoline, un artiste rare. Je vais maintenant vous parler d’une vieille dame que j’ai croisée un jour dans Paris. Cette rencontre m’a inspiré cette chanson. »

“La vieille dame rit” tangue et chaloupe au rythme de la péniche Marcounet. Un lieu très sympathique et intimiste sur la Seine, tout près de l’Hôtel de Ville. Durant le set des Stevensons, on aperçoit régulièrement, à travers les hublots, les bateaux mouches éclairés plein pot, en excursions nocturnes.

Sur “L’homme qu’il te faut”, Raphaël Maillet effectue un joli solo. Le style de ce musicien avec son archet est plein de rondeurs pop et chanson. Beaucoup plus que swing tzigane manouche, et tant mieux. À la fin, Copain Alain entonne pour notre plus grand plaisir au rythme et au blues : « I’m gonna wait to the midnight the hour / When there’s no one else around » de Wilson Pickett, le wicked’n’terrific rocker de la soul music.

Aux côtés de Gilou “Slap Boom Boom” Tournon (contrebasse) et Hubert 06 (guitare électroacoustique), et toujours Raphaël bien sûr, Alain interprète ensuite “En exil”. Puis “Deux petits vieux” (« Une petite chanson écrite en pensant à mes grands-parents et qui, maintenant, vaut aussi pour mes parents »).

« OK, ça va tout le monde ? La première chanson d’amour de la soirée, on va dire — bien que tous les morceaux soient des chansons d’amour. Elle s’intitule “À petit feu”. Je la dédie à Laura, qui n’est pas là ce soir. » Après avoir interprété cette ballade, il dit en enlevant sa veste : « Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours un coup de chaud sur “À petit feu”. » (sourire à la Chennevière)

“Novembre décembre janvier”, en mode duo avec Hubert 06 sur le refrain. Ainsi, Alain chante avec sa voix grave : « Et trois petits mois, c’est un petit peu court / Pour pouvoir dire que c’était de l’amour » (etc.). Et en même temps, Hubert chante les mêmes vers mais dans une tonalité plus vers le “haut”. Des petits jeux vocaux à la cool comme cela, bonne franquette. Le tout sur une musique rockab’ doingue doingue doingue à la “Baby Let’s Play House”.

« J’ai cassé une corde. Comme quoi, ça n’a rien à voir avec le nombre de personnes présentes dans la salle : quand on a la gniak, on l’a ! » Hubert prend alors la guitare utilisée par Alain pour remettre une nouvelle corde. Pendant ce temps, réflexe, réactivité, king of impro, Alain entame un ou deux gospels où l’on entend les mots « Ol’ man river ». De circonstance absolue, puisque nous sommes sur une péniche et sur la rivière de la Ville Lumière.

Hubert a réparé la guitare acoustique pour Alain. Ça redémarre de plus belle avec la magnifique ode à un “Johnny” rocker bête de scène mais qui, quand il pleure, se cache. Comme le dit souvent Alain, « on y entend, on y voit ce qu’on veut ».

« Wouhou ! Deux cordes cassées en une soirée ! J’accepte bien volontiers la guitare de Barbara D’Anger (qui assurait la première partie en solo, avec sa propre guitare acoustique, ND FG). Une nouvelle chanson : “Chaque chose est à sa place”. »

« Une petite chanson autobiographique. Il y a trois mois, j’ai adapté cette chanson pour monsieur Johnny Hallyday. Très franchement, c’était un texte aux petits oignons. Or, quand j’entends le texte (écrit par Miossec) de “L’attente”, le nouveau single de Johnny, je me dis que je suis content de le garder pour moi. Là, la version que j’interprète sur scène, c’est celle où je parle de moi. » “Toujours debout” est donc un superbe autoportrait (1), un récap’ des quatre dernières décennies vécues par mister Alain.

« Une autre toute nouvelle chanson au titre autobiographique : “Love Burger”. Dans la chanson, je parle de Jacky Guérard, un ami pianiste qui depuis nous a quittés. Avant de rentrer chacun chez soir, on s’arrêtait souvent au Love Burger. » Un nouveau titre très fort (mélodie, texte, musique), qui accroche(ra) direct — comme pour toutes les chansons d’Alain — les oreilles de toute personne entendant ce titre traitant de façon originale d’un thème inattendu (un restaurant de nourriture rapide en guise de décor). Des visions nocturnes et fraternelles vécues par Alain, Jacky et leurs amis du côté des places Clichy et Pigalle dans les années 1980, après une soirée de concert ou de répèt’.

Puis c’est “Aux Lilas” : « Cette chanson est pour quelqu’un qui n’est pas là mais on ne dit pas qui c’est. » Une version pleine de swing et de saveur sensuelle, à la “Fever” par Elvis Presley ou “39° de fièvre” par Marie France. Avec Raphaël en intro, qui use cette fois d’une mandoline.

Vient “Au Louvre”, très Johnny Cash qui chanterait en français (« Une petite chanson que j’ai écrite d’un seul jet. J’étais allé au Louvre un dimanche pour dessiner. Et en fait, j’ai écrit ce texte. On ne va pas assez souvent au Louvre, surtout quand on a ce musée pas loin de chez soi. »)

« Je vais faire un petit écart. Quelle heure est-il, minuit ? » — 23h, répond un spectateur. « D’accord, on est un peu en avance. À minuit, on sera le 12 octobre et il y aura alors quarante-et-un ans que Gene Vincent disparaissait. » Et c’est ainsi qu’Alain interprète “I’m Going Home”, au tempo trépidant, en hommage à l’un de ses cinq chanteurs préférés. Il enchaîne sur “Stevenson” (« Je vais encore parler de mes vacances. Il y a quelques personnes dans l’assistance qui ne sont pas au courant. »)

« OK, la dernière chanson. » (— « Ooooh », les spectateurs) « Oh, ça va, dit Alain, sourire malicieux, vous connaissez la musique. Si vous en voulez d’autres, vous n’avez qu’à demander. » Alain interprète sa bouleversante adaptation en français de “In The Ghetto” d’Elvis. A la fin, il entame quelques phrases de “Don’t Be Cruel”.

« Si vous permettez, on va faire une petite chanson, Barbara et moi. On l’a déjà fait en d’autres temps, d’autres lieux. » (17 juillet à L’Angora, ND FG). « Oui, et ça s’était bien passé », confirme Barbara. Ils reprennent une chanson à l’atmosphère gothique, “Where The Wild Roses Grow”, interprétée à l’origine par Nick Cave et Kylie Minogue en 1996.

« Encore une fois, merci à Barbara pour la première partie, la guitare et le duo. Une vraie dernière chanson : on va faire un titre qu’on n’a pas joué depuis longtemps. Je le dédie à toutes les filles qui sont là ce soir. » Il s’agit de “Les filles qui passent”, titre figurant sur l’album “Chanter” (2006) de Pow Wow. Un morceau que, en effet, les Stevensons n’ont pas joué depuis au moins le printemps 2011.

Pour le rappel, à l’instinct, sans répèt’ aucune mais en totale confiance vis-à-vis de Hubert et Gilles, Alain chante une valse mexicaine. Puis “Devil Woman” de Marty Robbins, suivi d'un titre avec les mots « Honey I’m Your Man » dans le refrain, et d'un autre avec « The beat of my heart ». Enfin, pour souligner de nouveau les 41 ans du départ de Gene Vincent au paradis des rockers, il reprend de façon lumineuse “Be Bop A Lula” puis “Baby Blue”.

François Guibert
(30 décembre 2012)


(1) : tout comme la version écrite pour Jean-Phi’ Smet aurait parfaitement convenu à ce dernier. “Toujours debout”, paroles, musique et orchestrations (avec Philippe Almosnino à la guitare), est un morceau qui surpasse au niveau artistique et rock’n’roll les morceaux, anecdotiques et banaux, figurant sur l’album “L’attente”.


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Samedi 23 mars 2013 (en fin d'après-midi)

au magasin ROCK PARADISE

(42 rue Duranton - métro : Boucicaut) à PARIS 15e,

aura lieu le vernissage de l'exposition
de dessins originaux
(aquarelle, pastel, encre de Chine)
d'ALAIN CHENNEVIÈRE.

Avec tirages numérotés et signés.
Et avec, bien sûr, un miniconcert d'ALAIN & LES STEVENSONS.

Entrée libre.

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© Dessins : Alain Chennevière


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Re: DAUGA & ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rend

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 23 Jan 2013 21:41

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Re: ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 24 Fév 2013 18:31

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Nouvelle page spéciale

(mise en ligne aujourd'hui)

« Compte rendu du concert-anniversaire
d'ALAIN CHENNEVIÈRE & LES STEVENSONS
le 19 février 2013 à L'ANGORA (Paris) »


en ligne sur ce lien (à copier-coller) :

http://alainchenneviere.fr.gd/Concert_a ... ndu-.-.htm


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ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Mardi 19 février 2013 à L’ANGORA (Paris 11e) :


Ce soir, le toujours jeune sachem doo-wop rock’n’roll gospel hillbilly Alain Chennevière fête une année de plus vers la plénitude et la sagesse. Cet anniversaire se déroule de la façon la plus appréciable et mémorable qui soit lorsqu’on est artiste, ou que l’on est fan de celui-ci : partager en live, à travers un concert, ses propres chansons. Avec, en prime, des reprises improvisées et bien senties.

Le tout dans une ambiance conviviale, simple, remplie de chaleur humaine et sans chichis. Et où toute personne désireuse d’y participer peut venir.

Autour de lui, donc, dans le public, des amis à lui (Jean-William Thoury, Moustique, Tony Marlow, Niki Demiller, Tony Grieco, Laura Mayne, Dan Inger Dos Santos, Shere Khan du groupe Ici Paris et d’autres), sa fille, des appréciateurs sincères de sa musique. Ou encore des personnes intéressées par sa musique, qui souhaitent découvrir son répertoire, comme Enzo Iannuzzi (guitariste de Bijou SVP).

De 21h30 à 23h25, Alain et ses fidèles Stevensons délivrent une prestation affûtée, précise, variée, pleine de vie et d’émotions. Rock'n'roll, country, chanson et hillbilly à la française sont au programme. « Merci d’être là ! J’espère que vous allez passer un bon moment. Pour nous, ça commence bien », déclare-t-il avant de chanter “D’une histoire à l’autre”, “La vieille dame rit”, “En exil” (« Une belle chanson qui m’a été offerte par Hervé Zerrouk et qui ouvrait jusqu’à récemment mes concerts. »)

Comme à son habitude, il plaisante avec les spectateurs sur le fait que ses chansons sont souvent des histoires (vécues) tristes ou mélancoliques (comme sur l’album “Songs Our Daddy Taught Us” des The Everly Brothers, en fait). Par exemple, il présente “L’homme qu’il te faut” de cette manière, avec un ton humoristique : « Une petite chanson d’amour, donc de frustration. Les chansons d’amour sont souvent des chansons de frustration. Dans le genre, celle-ci se pose-là. »

C’est la troisième participation de Raphaël Maillet à un concert des Stevensons (1). Au fil des morceaux, on se rend compte que c’est la première fois qu’il intervient autant avec son violon et sa mandoline. Et ce dans quasiment toutes les chansons. Avec, semble-t-il, pas mal d’improvisations (réussies). Oui, on peut dire que, depuis ce soir, Raphaël fait partie intégrante des Stevensons (y compris s’il n’était pas présent sur certaines futures dates, en raison de son emploi du temps de musicien dans plusieurs formations).

« Une chanson écrite il y a quelques années pour mes grands-parents. Et la vie avance, la roue tourne. Je la chante désormais pour mes parents : “Deux petits vieux”. » Moment bouleversant. Au fur et à mesure qu’il chante ses vers, Alain a les larmes aux yeux, regardant au plafond. Le chagrin emplit sa voix. Chaque spectateur ou spectatrice, troublé(e), ému(e), devine tout de suite ce qu’Alain ressent à ce moment-là.

Au milieu de la chanson, Pascal “Bako” Mikaelian prend la relève avec son harmonica en prolongeant un solo tandis qu’Alain continue à jouer de la guitare. Quelques secondes après, il continue et termine sa chanson, de manière impeccable.

C’est cela, être artiste : ne pas jouer un rôle lorsqu’on est face au public. Ne pas se cacher derrière un personnage. Etre soi-même, tout en ayant de façon innée et naturelle une carrure d’homme (ou de femme) de scène. Pas seulement à travers le look, mais via la prestance, les sensations communiquées aux spectateurs.

« Une autre chanson d’amour et de frustration »,
Alain reprend du poil de la bête avec “À petit feu”. « À propos de petit feu, la température commence à monter sérieusement pour nous avec les projecteurs », dit-il ensuite en enlevant sa longue veste.

Ensuite, séquence rockab’ zboingue'n'zboingue (la contrebasse de Gilles Tournon) et doingue doingue doiiiingue (les guitares de Hubert 06) façon années 1950 revisitées 2012 avec “Novembre décembre janvier” puis “Johnny se cache”. Alain, à propos de ce titre précité :
« Vous y voyez un jeu de mots ou pas — s’il y en a un, il est super drôle. Vous y voyez de l’autobiographie ou pas. Et je dédie cette chanson à monsieur François Guibert. »

Viennent ensuite :

• la ballade mélancolique “Chaque chose est à sa place” (« C’est pas vraiment une nouvelle chanson mais vous allez voir, elle est très émouvante. S’il y a trois ou quatre personnes qui ne verseraient pas quelques larmes en l’écoutant, je ne leur en voudrais pas (sourire). Je regarde sur YouTube des vidéos, Eddie Cochran, Gene Vincent, Elvis, Edith Piaf, même Fernandel, entre nombreux autres. Et régulièrement, je fonds en larmes en les écoutant chanter. Cette chanson, je la dédie aux artistes que j’aime depuis si longtemps et qui me font pleurer. »)

• “Toujours debout” (« Dans quarante-six années, j’aurai 100 ans ! Voici une petite chanson où je remonte le temps »). Un morceau dont Johnny Hallyday aurait pu/pourrait en faire un tube si son “équipe” (de bras cassés) dans sa maison de disques l’avait sélectionné pour l’album “L’attente” (très bien produit mais ne contenant que des chansons sans intérêt). Alain avait adapté aux petits oignons les paroles pour Jean-Philippe Smet.

• “Une décision”, en duo avec l’ex-chanteur des Brats (« Maintenant, un invité. Niki, si tu veux bien venir chanter avec moi “Une décision” ? Niki Demiller, quelqu’un à suivre de très près. Quand vous voyez qu’il est en concert quelque part, allez le voir sur scène. Il fait de la chanson dans un esprit rock. C’est un garçon plein de talent et courageux. »)

Alain le facétieux : « Pendant ce temps-là, sur Facebook, ils sont en train de marquer sur mon “mur” des “joyeux anniversaire !”. Moi, je leur ai laissé un message : je suis à l’ancienne, je ne consulte pas Facebook sur mon téléphone quand je ne suis pas devant mon ordinateur (rires). Voici une chanson que l’on n’a pas joué depuis longtemps, aussi on l’a un peu répété : “L’heure où Cathy téléphone”. »

Puis sont interprétés les morceaux “Aux Lilas”, “Au Louvre”, “Stevenson”. « C’est la première fois qu’ils jouent “Stevenson” de façon aussi aboutie », constatera après le concert Niki Demiller, qui a vu un paquet de fois les Stevensons en live.

En clôture du set central : “Papa reste encore un peu” (« pour une personne présente ce soir au premier rang et qui se reconnaîtra forcément »), dans une version enjouée et délicieuse.

Le rappel : Tony Grieco (journaliste, musicien) vient taper le boeuf, à l’invitation d’Alain. Ce dernier s’adresse alors à Tony Marlow, venu en ami : « Tony, tu veux une guitare aussi ? » Tony M. s’exécute bien volontiers. « Avant qu’on fasse péter la banque, je vous présente les Stevensons : d’abord, Gilles Tournon à la contrebasse. Raphaël Maillet au violon et à la mandoline, il fait partie du groupe Accordzéâm. À l'harmonica, Pascal “Bako” Mikaelian, de la Bako's Family. À l’intendance, aux paroles fluctuantes, on l’appelle “le petit technicien du rock’n’roll”, aux guitares et aux choeurs : Hubert 06. Il se repose le temps du rappel pour laisser la place à Tony Marlow et Tony Grieco. Il se produit régulièrement sous le nom de The Hub et c’est énorme. »

Et c’est parti pour des versions acoustiques rock’n’roll, improvisées, de classiques des fifties. Dans l’ordre : “Don’t Be Cruel”, “Baby Let’s Play House” (Elvis Presley), “No Particular Place To Go”, “Sweet Little Rock’n’Roller” (Chuck Berry).

Briefing rapide hors micro entre Alain, Tony et Tony. « Alors, celle-là, ça fait peut-être vingt ans que je ne l’ai pas chantée (2). Une chanson en hommage à Vince Taylor : “Shakin’ All Over”. » Accent et feeling nickel, impecc’, comme toutes les reprises qu’il chante. On ressent les mêmes sensations que lorsqu’on écoute sur Cédé ou vinyle microsillons la version 1961 dudit Vince.

« Alors je vais inviter quelqu’un sur scène peut-être que ça sera la fin du concert tellement ça va être énorme. Je passe le voir souvent au marché de la place d’Aligre (où Moustique vend des statuettes africaines, ND FG). Moustique avait adapté dans les années 1960 “My Way” d’Eddie Cochran. Moustique, tu veux venir chanter ? »
« À mon âge ? »,
s’étonne le vénérable rocker venu en voisin de la Bastoche, en tant que spectateur.
« Oh, et moi donc, qu’est-ce que je devrais dire ? », plaisante Alain.
« Pour ceux qui ne me connaissent pas, dit sur scène Moustique, j’ai chanté avec Gene Vincent et fait six duos avec Little Richard. Je n’ai eu qu’un seul succès : “Je suis comme ça”. »

Accompagné par les deux Tony aux guitares, les Stevensons, Alain aux choeurs, Moustique chante et improvise brillamment son tube “Je suis comme ça”. En anglais sur le premier couplet, puis en français sur le deuxième couplet et les refrains. Sur ces derniers, il rajoute les mots « la légende du rock’n’roll » et « le fils du rock’n’roll », « rock ! » (« ’n’roll ! », les spectateurs en chœur). Avec la même fougue vocale que l’enregistrement studio original de 1963.

« Yes ! Total respect !, s’exclame Alain. Merci Moustique, à demain place d’Aligre. »

Pour le plus grand régal de toutes les personnes présentes (spectateurs, musiciens), la série oldies but goodies se poursuit avec “Dance To The Bop” (Gene Vincent), “Blueberry Hill” (Fats Domino) et “I’m Going Home”. Alain : « On termine sur Gene Vincent, parce que ça a été ma première émotion rock’n’roll. »

François Guibert

(23 février 2013)


(1) : après les concerts du 23 novembre 2011 aux Trois Baudets et du 11 octobre 2012 sur la péniche Le Marcounet (Paris).

(2) : en fait, Alain l’a chantée au moins lors d’un rappel improvisé au concert de son groupe Rockspell le 14 juin 2008 à La Mécanique Ondulatoire.

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Re: ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 25 Mar 2013 21:35

Paris 15e ce samedi 23 mars, dans le magasin Rock Paradise de Patrick Renassia. Une fin d’après-midi très chaleureuse, bon esprit, autour d’Alain Chennevière à l’occasion du vernissage de son exposition “Looking Back”.

Elle est consacrée à ses aquarelles, peintures, pastels, tirages numérotés représentant les pionniers du rock’n’roll : Everly Brothers, James Brown, Gene Vincent, Vince Taylor, Eddie Cochran, Little Richard, Johnny Hallyday Chuck Berry, Elvis Presley, Johnny Cash (ainsi que Jimi Hendrix ou encore Run-DMC). Alain signant au crayon à papier, avec plaisir, grande attention et de façon personnalisée certaines de ses oeuvres sérigraphiées (les seuls Français autographiés par Alain aujourd’hui : Les Chats Sauvages ;) ).

Autour de lui, nombre de ses amis : Laura Mayne, Hubert 06, Tony Grieco, Little Nico et son papa, et plus tôt en début d’après-midi Grégoire Garrigues, Jean-William Thoury, Niki Demiller, par exemple. Et beaucoup d’autres personnes, esthètes et fans de rock’n’roll.

En prime, pour celles et ceux présents vers 16h (alors pas encore arrivé pour ma part), quelques chansons interprétées en guitares/voix par Alain et Hubert 06, de façon impromptue, devant le juke box de Rock Paradise.

(F. G.)

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Re: ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 08 Avr 2013 20:15

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Re: ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 11 Mai 2013 16:36

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ALAIN CHENNEVIÈRE & LES STEVENSONS

seront en concert

le samedi 18 mai 2013 à 21h30


au KISS ME By Galoche (41 rue de Lappe) à PARIS 11e (métro : Bastille).

Entrée libre.



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Re: ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 06 Aoû 2013 22:01

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http://alainchenneviere.fr.gd/


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© Photo couleur :
Franck Parisot
(juillet 2013)
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Re: ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 01 Sep 2013 19:34

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Re: ALAIN CHENNEVIERE & LES STEVENSONS

Messagepar GUIBERT FRANCOIS » 25 Sep 2013 12:24

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• Nouvelle page spéciale

« Compte rendu détaillé du concert

d'ALAIN CHENNEVIÈRE & LES STEVENSONS

le 13 septembre 2013 au MELTING POTES (Les Lilas) »


sur ce lien (à copier-coller) :

http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHE ... ndu-.-.htm



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ALAIN CHENNEVIERE 
& LES STEVENSONS

Vendredi 13 septembre 2013

au Melting Potes (Les Lilas) :



« Tout le monde va bien ? Vous aimez le woak’n’wôhôlle ? »
(grosse voix grave à la Jean-Philippe Smet, Alain excellent dans ce rôle sympa et humoristique). C’est le concert de rentrée pour Alain et les Stevensons, dans un de ses bars honky tonk de prédilection. En deux sets : 
de 21h10 à 22h10. Et de 22h30 à 23h25. 



Depuis qu’il se produit avec les Stevensons, il a déjà joué quatre fois au Melting Potes (1). Un lieu exactement comme on les aime : sans chichis, ouvert à tout le monde, dans la bonne humeur, une ambiance relax et non guindée. Comme dans les bars de banlieue des BéDés “Lucien” de Frank Margerin.





Alain Chennevière (chant, guitare), Hubert 06 (guitare), Pascal “Bako” Mikaelian (harmonicas) 
et Gilles “Gilou Boom Boom” Tournon (contrebasse) démarrent par “En exil”à l’ambiance folk tzigane country.





« Merci d’être là et pour vos applaudissements ! 
Pour les deux prochains morceaux, on a invité un ami, Benoit, qui joue du banjo. Il fait partie des Howlin’ Fox. » Et c’est “La vieille dame rit” suivi de “D’une histoire 
à l’autre”, deux chansons parfaites en début de concert 
car entraînantes, enjouées, euphoriques

C’est aussi le cas pour “L’homme qu’il te faut”. 
À la fin, Alain reprend quelques phrases emblématiques 
(en anglais) de “In The Midnight Hour”, tuerie de rythme et de blues de Wilson Pickett. Un clin d’œil dans le tempo et le balancement rythmique qu’ont en commun ces deux chansons. Un grand plaisir pour tous que d’entendre ces 
« I’m gonna wait till the midnight hour / When there’s no one else around (etc.) » avec les intonations grandioses d’Alain

Pendant tout le concert, le son est super bon. Le groupe joue à moins d’un mètre des spectateurs du devant. On est en petit comité (ouvert à quiconque souhaite venir). Tout cela dans une bonne ambiance rock’n’roll cainetwouy. Avec le gros côté blues mais dynamique, pas du tout déprimant, apporté par les sons à la fois fougueux 
et presque “chantés” quelque part, des nombreux harmonicas utilisés par Bako. Il intervient sur plus 
des trois quarts des chansons, avec au moins 
un solo (souvent plein d’impros) à chaque fois


« J’ai chaud », Alain tombe la veste et chante “Deux petits vieux”. Un texte écrit, à l’origine, à la mémoire de ses grands-parents paternels. Et qui désormais, comme il 
le dit souvent sur scène depuis un an, peut s’appliquer 
à ses parents. Un moment toujours très émouvant.


« Une chanson d’amour : ça s’appelle “Novembre, décembre, janvier”, c’est le temps que ça a duré. Désolé, 
j’ai rien de plus long à vous offrir », dixit Alain le facétieux. Et c’est parti pour cinq minutes de rockab’ zbouingue zbouinguesque hoquetant pétaradant, sous microclimat “Baby Let’s Play House”. Il chante le dernier couplet 
en faisant un effet sonore à l’ancienne, 
ol’ bluesman, en chantant tout contre le micro.

Après “À petit feu” (« encore une chanson d’amour »), Alain interprète “Johnny se cache”. Une ode où l’« on entend et on y voit ce qu’on veut, sans jeu de mots », au Johnny de son choix (Hallyday, Cash, etc.). Et qui peut aussi, tout simplement, se voir comme un autoportrait 
à peine masqué d’Alain. En tout cas, un super rock’n’roll déchaîné, bondissant, avec des slaps de basse nerveux. 
Et un Alain toujours très en verve, vocalement, 
dans ses intonations à la Elvis 1956 
(« Johnny se... cache, cache, cache ! »).




Il alterne des titres mélancoliques et intimistes, tels 
“Une décision” (en duo guitare & voix avec Hubert 06”), “Chaque chose est à sa place”, “L’heure où Cathy téléphone”, ou “Aux Lilas”, avec des chansons fédératrices et puissantes. C’est le cas pour l’autobiographique “Toujours debout”, “Puisque” et le mégatube radiophonique idéal “Love Burger” (et son salut 
à son ami des quatre cents coups musicaux, Jacky Guérard et sa Mercedes, une chanson magique).





Rareté scénique aux concerts des Stevensons : “Le chat” de son ancien groupe à succès, Pow Wow. Depuis 2010, 
il a interprété à Paris en banlieue cette chanson une seule fois, le 17 février 2012 à l’Angora, a cappella avec Laura Mayne, Luna Karys et Darshane. D’ailleurs, il déclare 
ce 13 septembre 2013 : « Ça va être quasiment la première fois que je chante ça avec les Stevensons. On a répété 
ce titre spécialement pour vous. » 



Ils jouent “Le chat” en configuration électroacoustique, avec donc les guitares, l’harmonica et la contrebasse. Dans une ambiance beaucoup plus étoffée (et mieux) que la version studio a cappella. Il reprendra plus tard un autre titre des Pow Wow, beaucoup moins connu du grand public, “Les filles qui passent” (qui figure 
sur l’album “Chanter”, paru en 2006).





“Stevenson” (« on s’en va sur les grands chemins », annonce-t-il pour ce morceau) et son rythme saccadé à la Diddley Bo, il joue une super belle chanson, prenante, captivante, sur ses frousses d’enfance : “Tous peur”. 
Il élargit ensuite ce texte aux peurs inutiles et non fondées qu’éprouvent des personnes vis-à-vis de l’Autre, de l’Étranger. Il interpelle ses complices (« Hubert fais-moi peur ! », « Bako, fais-moi peur ! ») pour qu’ils s’élancent dans un solo tour à tour.


« On va retrouver Benoit et son banjo magique pour une petite chanson qui s’appelle “Papa reste encore un peu”. »

Pendant ce titre tubesque en diable, ode à sa fille (qui a désormais 20 ans), Rachid Taha débarque en voisin, 
à l’improviste et à la cool. Chapeau panama noir 
sur la tête (comme lorsqu’il se produit sur scène
dans ses concerts “Zoom” de 2013). 





Lors du rappel, il dansera même à un mètre de Copain Alain, de bon cœur, au moment où ce dernier improvisera avec les Stevensons des reprises d’Elvis Presley, leur King fav’ à tous deux (à Alain et Rachid). Très précisément sur “Baby Let’s Play House”, “My Baby Left Me”, “Rip It Up” et “Long Tall Sally”. Alain et Rachid se tapoteront d'ailleurs la paume de leurs mains à la fin du medley. 
En signe de chouette connivence entre deux artistes ayant 
une même culture musicale en commun.





Au début du rappel, Alain reprend “The Blizzard” 
de Jim Reeves. Auparavant, il a revêtu une veste indienne marron à frange impeccablement repassée, dont il décrit au public l’histoire : « Celle-là, je l’ai achetée en 1973/1974, au marché Malik, aux Puces de Saint-Ouen. C’est la première fois que je la mets depuis trente ans. Je suis un peu à l’étroit dedans. Cette chanson, elle est pour mon ami Bernard Schalscha. » (présent ce soir au Melting Potes, comme à de nombreux autres concerts d’Alain)





Après cette ballade, « OK on s’amuse ! », c’est parti pour un medley improvisé de standards des années 50. D’abord, “Folsom Prison Blues” (Johnny Cash), avec un solo d’harmo de Bako à la place du fameux solo de guitare de la version studio. “That’s All Right” enchaîné de façon limpide à “Baby Let’s Play House” (et ses « bobobobobo » tout en montée chouettos, surtout quand c’est Alain qui 
le fait, un as en la matière), “My Baby Left Me”, 
“Rip It Up” (Little Richard), “Long Tall Sally” (Little Richard bis), “Johnny B. Goode” (Berry Chuck, la base).



« Bravo aux danseuses. Pour les Lilasiens mais plutôt pour les Lilasiennes, on refait “Aux Lilas” ! »
Et c’est sur cette ballade d’amour suivi, à l’a cappella, d’un “Run On” 
que se clôture à 23h25 le deuxième set des Stevensons. 
« Merci et bonsoir, merci Hubert, Gilou, Bako, Benoit. Merci à vous, à bientôt, bye-bye ! »



François Guibert

((22 septembre 2013)


N.B. : Corinne, une grande passionnée de langue française, d’arts et de culture (chanson française, rock, littérature, cinéma), découvrait ce soir-là Alain Chennevière en live. Elle a été très touchée par les textes des compositions d’Alain (et bien sûr les musiques) ainsi que sa voix, qu’elle trouve sublime. Faisant partie des danseuses déchaînées lors des reprises de standards fifties, elle a beaucoup apprécié cette soirée,
absolument magique.



(1) : 17 octobre 2010, 7 octobre 2011,
29 juin 2012, 5 avril 2013.


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Ci-dessus : après le concert,
Alain avec plusieurs de ses amis, 
dont Laura Mayne, Lady Stroy Lisa,
Bernard Schalscha, Eva Blanca Soto, 
Rachid Taha.
(13 sept. 2013)





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SET LISTS DES CONCERTS
DE MARS/AVRIL 2013
D’ALAIN CHENNEVIÈRE & LES STEVENSONS :




— Au Kiss Me By Galoche 
(rue de Lappe, La Bastille,
Paris 11e),


vendredi 15 mars 2013 :




• “D’une histoire à l’autre”

• “La vielle dame rit”


• “L’homme qu’il te faut”


• “En exil”


• “Deux petits vieux”


• “À petit feu”


• “Novembre décembre janvier”


• “Run On”
(a cappella)


• “Give My Lord”
(a cappella)


• “Johnny se cache”


• “Chaque chose est à sa place”


• “Toujours debout”


• “Love Burger”


• “Une décision


• “Aux Lilas”


• “L’heure où Cathy téléphone”


• “Papa reste encore un peu”


• “Folsom Prison Blues”


• “Baby Let’s Play House”


• “Good Rockin’ Daddy”



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— Au Melting Potes
(Les Lilas), 


vendredi 5 avril 2013,

de 21h10 à 21h50 
et de 22h20 à 23h20 :




• “D’une histoire à l’autre”


• “La vieille dame rit”


• “L’homme qu’il te faut”


• “En exil”


• “Deux petits vieux”


• “À petit feu”


• “Novembre décembre janvier”


• “Johnny se cache”


• “Chaque chose est à sa place”


• “Love Burger”


• “Aux Lilas”


• “Toujours debout”


• “Déjà ce soir”


• “Une décision” 
(en duo guitare & voix avec Hubert)


• “Tous peur”


• “Cathy de Chaligny”


• “Papa reste encore un peu”


• “L’heure où Cathy téléphone”


• “Stevenson”


• “Paquito”


• “Give My Love To Rose”
(Johnny Cash)


• “Red Cadillac And A Black Moustache”
(Warren Smith)


• “A Teenager In Love”
(Dion & The Belmonts)


• “Baby Let’s Play House”
(Elvis Presley)


• “Run On”
(a cappella)


• “Swing Down Sweet Chariot”
(a cappella)






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— À L’Angora 
(3 bd Richard-Lenoir, 
Paris 11e), 


dimanche 14 avril 2013,
de 21h45 à 23h15 :



Avec Thibault, un batteur, 
sur les trois quarts des morceaux.



• “En exil”


• “L’homme qu’il te faut”


• “La vielle dame rit”


• “D’une histoire à l’autre”


• “Deux petits vieux”

• “À petit feu”


• “Novembre décembre janvier”


• “Johnny se cache”


• “Chaque chose est à sa place”


• “Cathy de Chaligny” 
(avec Tonio Matias à l’accordéon)


• “Toujours debout”


• “Love Burger”

• “Iko Iko”
(a cappella)

• “Une décision”

• “Aux Lilas”


• “L’heure où Cathy téléphone”
(avec Tonio Mahtias à l’accordina)


• “Déjà ce soir”


• “Papa reste encore un peu” 
(avec Tonio Matias au banjo)


• “Tous peur”


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Ci-dessus : pochette du nouvel album de TONY MARLOW
réalisée par ALAIN CHENNEVIÈRE 2013.
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